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Documents

Écriture et graphisme

Des premières traces jusqu’à l’écriture

Du dessin à l’écriture : le passage

L’enfant qui écrit mal

Écrire, mal écrire

La graphothérapie clinique

L’enfant qui écrit mal

Que nous montre son écriture ? Essentiellement des lettres mal faites, malformées, déformées, que l’enfant malmène, comme en un refus d’en faire des signes pleinement symboliques. Dans sa main la lettre ne devient pas une entité à part entière, une lettre en soi. Elle continue souvent à être tracée par petits bouts, retouchée, suspendue, cassée, parfois inachevée, ou encore son tracé est ralenti, freiné.

Quant aux agencements des lettres entre elles, et aux ligatures qui les relient pour former des mots, ils sont mal faits. Les liens sont déficients. Les lettres sont soit collées les unes aux autres, voire enchevêtrées, soit isolées, distribuées en tout cas de manière anarchique, d’où l’allure désordonnée et en général désagréable au regard, de l’écriture. Le mot n’arrive pas à être un tout, un ensemble que l’on peut appréhender d’un seul coup d’œil.

Quelque chose de l’ordre de l’introduction du langage dans le tracé ne s’est pas produit de manière satisfaisante.

Et le corps reste trop impliqué, dans le malaise des crispations et de la tension, un négatif en quelque sorte de ce qui se passe chez ceux dont «la main écrit toute seule», de façon automatique.

On pourrait dire que chez ces enfants l’oral, le verbal ne passe pas facilement la main.

Ainsi, dans cet espace de la séparation d’avec l’autre que rejoue sans cesse l’écriture, ces enfants sont en souffrance.

Qu’est ce qu’écrire en effet, sinon couper plus fortement encore que dans l’échange verbal, le contact avec l’autre. La main qui écrit est plus solitaire que la bouche qui parle toujours à quelqu’un de présent. La chaleur de la voix qui touche directement fait place à la froideur d’une trace qui restera possiblement lettre morte, si nul destinataire ne se l’approprie.

On a constaté que la difficulté à écrire peut survenir à tout âge à des moments particuliers de la vie. Elle peut être associée à des évènements parfois d’apparence banale, pouvant même passer inaperçus, mais qui, pour des sujets dont le vécu de sécurité interne est fragilisé, renvoient à un sentiment de perte d’objet, voire de perte de repères identitaires dont les effets les bouleversent profondément.

Marie- Alice Du Pasquier


AEGC, Association pour l’Enseignement de la Graphothérapie Clinique

Centre hospitalier Sainte-Anne, Service de psychologie et de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent
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